La préfète déléguée pour l'égalité des chances

 

A la fin de l’année 2005, le Gouvernement a décidé la création de la fonction de préfet délégué pour l’égalité des chances sur les six départements les plus concernés par les tensions urbaines (Essonne, Bouches du Rhône, Nord, Rhône, Seine Saint-Denis, Val d’Oise).

Cette décision s’est inscrite dans le cadre du plan d’actions engagé par le Gouvernement pour rétablir l’égalité des chances en faveur des femmes et des hommes qui vivent dans les quartiers urbains défavorisés.

Ces hauts fonctionnaires ont pour mission d’animer et de coordonner, avec les élus locaux, le milieu associatif et l’ensemble des acteurs de l’intégration, les dispositifs de l’État dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, du logement, de la rénovation urbaine, de la citoyenneté.

L’objectif est de rendre plus effectif le pacte républicain, promouvoir la cohésion sociale, lutter contre les discriminations et favoriser l’intégration des populations immigrées, en tenant compte des spécificités de chaque territoire.

Leur expérience et la légitimité interministérielle que l’article 72 de la Constitution confère aux préfets leur donne une véritable autorité et une réelle capacité d’action.

Photo-Marie-Emmanuelle-ASSIDON_medium
Marie-Emmanuelle ASSIDON, préfète déléguée pour l'égalité des chances assiste, conformément au décret du 9 août 2017, le Préfet des Bouches-du-Rhône pour toutes les missions concourant à la coordination et à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de cohésion sociale, d'égalité des chances et de lutte contre les discriminations.
 

Du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) au Contrat de ville

La politique en faveur des quartiers en difficulté repose sur un partenariat étroit entre l’État et les collectivités territoriales (communes, intercommunalités, Conseil général, Conseil régional). Cette politique, qui vise à réduire les écarts entre les territoires, se formalise sous la forme d’un contrat qui définit des programmes d’actions en faveur des habitants.

La loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine promulguée le 21 février 2014, prévoyait la redéfinition de la géographie prioritaire et la mise en place d’une nouvelle génération de contrats de ville qui ont succédé aux contrats urbains de cohésion sociale-Cucs.
Les nouveaux contrats de ville doivent :
– être bâtis autour de 3 piliers : cohésion sociale, cadre de vie/renouvellement urbain, développement de l’activité économique et emploi,
– avoir un portage intercommunal,
– mobiliser les moyens de droit commun de l’État et des collectivités territoriales, complétés par les crédits spécifiques de la politique de la ville,
– mobiliser de manière large et renforcée l’ensemble des partenaires de la politique de la ville,
– associer étroitement les habitants.