Le phénomène

 
 
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Comment se manifeste-t-il ?

Un séisme est provoqué par une rupture brutale des roches le long d'un plan de faille. Cette rupture génère des ondes sismiques. Le passage des ondes à travers le sol provoque des vibrations qui peuvent être ressenties à la surface. La région Provence-Alpes-Côte d'Azur est l'une des plus soumises au risque sismique en France métropolitaine.

Les séismes sont, avec le volcanisme, l’une des manifestations de la tectonique des plaques. L’activité sismique est concentrée le long de failles, en général à proximité des frontières entre ces plaques où les contraintes sont les plus importantes, il s’agit des séismes inter-plaques. Mais il existe également, à l’intérieur des plaques tectoniques, des zones où des failles peuvent jouer et occasionner des séismes généralement moins violents que les séismes inter-plaques, on parle alors de séisme intra-plaque.
Lorsque les frottements au niveau d’une de ces failles sont importants, le mouvement entre les deux compartiments de la faille est bloqué et de l’énergie est alors stockée le long de cette dernière. La libération brutale de cette énergie permet de rattraper le retard du mouvement des compartiments ou des plaques. Le déplacement instantané qui en résulte est la cause des séismes. Après la secousse principale, il y a des répliques, parfois aussi meurtrières, qui correspondent au réajustement des blocs au voisinage de la faille.

Le séisme est caractérisé par :

  • Son foyer : c’est l’endroit de la faille où commence la rupture et d’où partent les premières ondes sismiques.
  • Son épicentre : sur la surface terrestre, c'est le point situé à la verticale du foyer. L'épicentre n'est pas forcément le siège des dégâts les plus importants, car le mouvement du sol peut varier en fonction de la topographie et de la géologie du sous-sol (effets de site).
  • Sa magnitude : elle traduit l'énergie libérée par le séisme. Elle est généralement mesurée par l'échelle ouverte de Richter. Elle est exprimée le plus souvent en degrés (de 1 à 9, la plus forte magnitude mesurée à ce jour a été de 9,5 au Chili en 1960, ou plus).
  • Son intensité (Io) : elle mesure les effets et dommages (personnes, objets, bâtiments, etc.) du séisme en un lieu donné. Ce n'est pas une mesure directe, mais une appréciation de la manière dont le séisme se traduit en surface. On utilise habituellement une échelle graduée de I à XII, généralement l'échelle EMS98 (échelle de référence en Europe).
  • La fréquence et la durée des vibrations : ces deux paramètres jouent un rôle important sur les effets de surface.
  • Effets de site : Selon la topographie (butes ou falaises) ou la nature du sol, le signal sismique peut être modifié, souvent amplifié,parfois diminué. Ce qui peut avoir des conséquences importantes sur le bâti.
  • Effets induits : Ce sont des événements déclenchés par le séisme tels que les mouvements de terrain (glissements ou chutes de blocs), les avalanches, les tsunamis ou raz de marée ou la liquéfaction des sols.
Magnitude et intensité : deux valeurs d'évaluation d'un séisme

Avant 1900, il n’existait pas d’appareil de mesure des mouvements liés aux séismes et la seule estimation disponible était l’intensité (Io). Celle-ci s’écrit en chiffres romains (échelle de I à XII). Depuis le séisme de Lambesc (1909), on dispose aussi d’une évaluation de la magnitude, écrite en chiffres arabes.

11 juin 1909 : séisme historique dans les Bouches-du-Rhône, dit séisme de Lambesc (intensité épicentrale (Io) de VIII-IX, magnitude 6). 46 victimes, 250 blessés, dégâts occasionnés aux villages situés au nord-ouest d’Aix en Provence pouvant aller jusqu’à la destruction partielle de certains d’entre eux et d’une partie de la ville de Salon-de-Provence.

Autres secousses notables : 28 mai 1985 (Io V) et 19 février 1984 (Io VI, magnitude 4,2) à Mimet, 23 décembre 1934 à Vernègues et Salon-de-Provence (Io IV-V), 12 décembre 1846 à Géménos (Io VI), 25 mars 1783 à Mallemort (Io VI), entre 1725 et 1734 forte activité à Arles. Le plus ancien séisme recensé à Arles a été le 26 mai 1397 (Io V-VI)

Les conséquences sur l'homme

Le séisme est le risque naturel majeur le plus meurtrier, tant par ses effets directs que par les phénomènes qu’il peut engendrer. Outre les victimes possibles, un très grand nombre de personnes peuvent être blessées, déplacées ou sans abri. Ses conséquences sur les plans économique et financier peuvent être sévères, d’autant qu’un épisode sismique peut durer dans le temps : poursuite de répliques pendant plusieurs mois, audit et réhabilitation des bâtiments longue contraignant les sinistrés à vivre dans des logements provisoires.

Quelles sont les communes des Bouches-du-Rhône dans lesquelles un séisme pourrait se produire ?

Zonage sismique réglementaire

1 : zone de sismicité très faible
2 : zone de sismicité faible
3 : zone de sismicité modérée
4 : zone de sismicité moyenne
5 : zone de sismicité forte (uniquement aux Antilles)

Source DREALdirection régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement PACA/SPR/URNM

Remarque générale pour le zonage sismique de la France et les cartes :

La réglementation nationale parasismique a fait l’objet de 2 décrets datés du 22 octobre 2010. Il s’agit du décret n° 2010-1254 relatif à la prévention du risque sismique et du décret n° 2010-1255 délimitant 5 zones de sismicité du territoire français (découpage communal).
La totalité des 119 communes des Bouches-du-Rhône est concernée par ce risque, 29 communes sont classées en zone 2, 57 communes en zone 3 et 32 communes en zone 4. Seule la commune de Sainte-Marie-de-la-Mer est classée en zone 1.