Le phénomène

 
 
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Fuite de gaz enflammée, rue Peysonnel, 7 janvier 2014 (BMPMBataillon de Marins-Pompiers de Marseille)

Comment se manifeste-t-il ?

Les risques majeurs associés aux transports de substances dangereuses résultent des possibilités de réactions physiques et/ou chimiques des matières transportées en cas de perte de confinement ou de dégradation de l’enveloppe les contenant (citernes, conteneurs, canalisations…).
Ces matières peuvent être inflammables, explosives, toxiques, corrosives, radioactives… Les vecteurs de transport de ces matières dangereuses sont nombreux : routes, voies ferrées, mer, fleuves, canalisations souterraines et, moins fréquemment, voies aériennes.

Les conséquences sur les personnes, les biens et l'environnement

Parce que les produits transportés sont ceux employés ou fabriqués au sein des entreprises industrielles, les dangers et conséquences résultant d’un accident de Transport de Marchandises Dangereuses (TMDTransport de Matières Dangereuses) sont identiques à ceux évoqués dans le cadre du risque industriel ou du risque nucléaire. Les conséquences d’un accident pendant le transport de matières dangereuses dépendent de la nature du produit. Le plus souvent son inflammation déclenche un incendie (60 % des accidents concernent des produits inflammables).
Parmi les autres effets possibles : l’explosion, l’émanation toxique, la pollution de l’environnement par déversement du produit.
La forte industrialisation des Bouches-du-Rhône, sa situation géographique sur les axes de transit Espagne-Italie et Nord-Sud ont pour conséquence la concentration dans le département des différents vecteurs de transports et des risques qui y sont associés.

Quelques accidents de TMDTransport de Matières Dangereuses survenus dans les Bouches-du-Rhône
Ferroviaire :
– Déraillement d’un wagon de chlore en gare de Saint-Marcel (Marseille) en février 2001. Opération technique de longue durée, sans conséquences pour les riverains.
– Fuite d’un wagon-citerne d’ammoniac en gare de triage de Miramas en octobre 2001. Déclenchement du Plan Particulier d’Intervention (PPIPlan particulier d'intervention) avec consigne de confinement des riverains, mise en place d’un périmètre de sécurité aux abords de la gare, etc.
Routier : Accident d’un camion citerne d’hydrocarbures dans Marseille (bd Sakakini) en octobre 2002. Evacuation d’une trentaine de riverains.

Le transport par canalisation

On distingue dans le département trois types de canalisations :

  • les canalisations de gaz naturel qui alimentent les principales villes et zones industrielles du département,
  • les canalisations de produits pétroliers qui relient le terminal de Lavéra et les zones industrielles du pourtour de l’Etang de Berre et de la vallée du Rhône, voire au-delà,
  • les canalisations de produits chimiques qui permettent des échanges entre industries.

Pour en savoir plus : carte sur le transport de matières dangereuses par canalisation sur la région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le transport maritime

La région PACA, avec le Port Autonome de Marseille, des terminaux pétroliers, des ensembles portuaires dans plusieurs départements, représente la première façade maritime française.
Le trafic TMD du Port de Lavéra est essentiellement constitué de produits pétroliers, de produits chimiques et de gaz. De plus, des navires porte-conteneurs et conventionnels, transportant diverses matières dangereuses, transitent à Marseille/Fos.

Le transport fluvial

Le Rhône couvre l’axe fluvial principal de la région. Les barges d’hydrocarbures, de gaz de pétrole liquéfié (GPLGaz de Pétrole Liquéfié ) et de produits chimiques, provenant de la zone Fos/Berre et destinées aux dépôts de Lavéra, naviguent sur cet axe.

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Gare de triage de Miramas, 22 mai 2014 (SDISService départemental d'incendie et de secours 13)

Le transport ferroviaire

A partir des zones d’activités situées en périphérie de l’étang de Berre, un trafic important d’hydrocarbures et de produits chimiques s’effectue par voie ferrée, vers la vallée du Rhône, l’Italie et l’Espagne. Les gares de triage représentent des sites à risques particuliers liés aux opérations de manutention, aux quantités et aux volumes en attente d’expédition, à l’hétérogénéité et à la « compatibilité » des matières présentes (triage de Miramas : 3ème triage de France par le nombre de wagons traités).

Le transport routier

Tous les secteurs d’activité font transiter leurs matières dangereuses par transport routier pour sa souplesse d’utilisation. Flexible et diffus, il permet d’assurer des échanges au sein des industries (petites, moyennes ou grandes), l’approvisionnement des stations services en carburant et des coopératives agricoles en produits phytosanitaires. Il est également utilisé pour les livraisons de fioul domestique et de gaz butane et propane auprès de la population.

Quelles sont les communes les plus concernées ?
Les Transports de Marchandises Dangereuses représentent un risque spécifique de par leur diversité et la densité de leur trafic. Les communes situées sur les grands axes de transport, à proximité de sites industriels, complexes portuaires, etc., sont les plus concernées par les risques liés à au moins un type de transport de matières dangereuses. Cependant, toute zone urbanisée est potentiellement exposée à ce risque en raison des activités d’approvisionnement qui s’y effectuent : livraison d’hydrocarbures dans les stations services, de chlore dans les stations de traitements des eaux, ou les piscines…

Pour en savoir : carte sur le transport de matières dangereuses par voies terrestres sur la région Provence-Alpes-Côte d'Azur